Paysages orange : inspection du Parquet russe sur une catastrophe écologique

Photo © Sergey Zamkadniy-zamkad_life-AFP

1611
An aerial view taken on June 27, 2020 shows orange-coloured rivers fanning out over the forested landscape near a disused copper-sulphide mine near the village called Lyovikha in the Urals. - Russian prosecutors on July 15, 2020 said they were conducting an inspection of a facility supposed to treat acid runoff from an abandoned Urals mine after photographs emerged of nearby rivers running orange. (Photo by Sergey Zamkadniy (zamkad_life) / AFP)
⏱ Lecture 2 mn.

Le parquet russe a annoncé mercredi inspecter une probable catastrophe écologique après la diffusion en ligne d’impressionnantes images de paysages orange et de cours d’eau acidifiés à la suite de leur contamination par un site minier abandonné dans l’Oural.

« Le parquet du district de Nijni Taguil a commencé des vérifications sur les activités de la station de traitement des eaux de la mine Levikhinski après des informations inquiétantes fournies par des médias », a indiqué à l’AFP la porte-parole du Parquet de la région de Sverdlovsk, Marina Kanatova. Les internautes ont partagé en nombre ces derniers jours des images de paysages oranges, de forêts ravagées, rongées par des cours d’eau laiteux d’un bleu chimique. [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »1,2,3,4,5″ ihc_mb_template= »1″ ]

Le site est aux abords de la mine Levikhinski, vieille de 100 ans et désaffectée depuis 2003, à une centaine de kilomètres d’Ekaterinbourg.« Une fois sur place, nos spécialistes prendront des échantillons pour établir si le traitement des eaux acides sortant de la mine respecte les règles imposées »,a expliqué la porte-parole du parquet. Selon l’écologiste Andrei Volegov, cité par le site d’information TagilCity.ru, les eaux acides de la mine ont débordé d’un bassin de décantation, polluant la rivière voisine de Taguil.

L’exploitation du site minier a cessé après la faillite du propriétaire en 2003. Depuis, les eaux se sont infiltrées dans les galeries, s’acidifiant. Elles doivent donc être traitées à la chaux et stockées dans des bassins de décantation afin d’éviter leur rejet dans la nature. Selon la presse locale, les autorités régionales veulent, du fait de la menace écologique, condamner le site depuis des années, mais Moscou refuserait, espérant pouvoir un jour y exploiter à nouveau les réserves existantes de cuivre et de zinc.

Une vaste catastrophe dans l’Arctique a récemment fait les gros titres en Russie et dans le monde. Quelque 21.000 tonnes d’hydrocarbures se sont déversées dans la nature, notamment dans des cours d’eau, après l’affaissement d’un réservoir d’une centrale thermique appartenant au groupe minier Norilsk Nickel.

[/ihc-hide-content]