Le peuple chinois soutient une révision des politiques relatives aux espèces sauvages

Photo d'illustration © Alex Strachan de Pixabay

1593
⏱ Lecture 2 mn.

Des chercheurs ont dévoilé dans la revue chinoise Biodiversity Science les résultats de leur enquête en ligne, réalisée auprès du grand public, concernant le soutien des Chinois à la révision de la législation et des politiques relatives à la consommation et à la gestion du commerce d’espèces sauvages.

Une enquête menée auprès de la population chinoise a permis d’évaluer le soutien du public à la révision de la législation et des politiques relatives à la consommation et à la gestion du commerce d’espèces sauvages en Chine. L’épidémie de coronavirus à Wuhan qui selon certaines théories proviendraient d’animaux sauvages vendus sur un marché de la ville a mis en lumière les risques du commerce souvent illégal des espèces sauvages en Chine pour la santé publique. Dans un entretien à Mongabay, l’auteur principal de l’étude explique que « si vous pénétrez dans une ville ou même une zone rurale en Chine, vous pouvez voir des slogans ou des images indiquant que nous devons rester en bonne santé et ne pas manger d’animaux sauvages ».

En février 2020, le gouvernement chinois a interdit la consommation d’animaux sauvages. Depuis, les agences gouvernementales ont mis en place des politiques pour compenser les éleveurs d’animaux destinés à la consommation qui ont été touchés par l’interdiction. Pour mesurer comment la pandémie a pu influencer l’opinion publique sur la faune sauvage, une équipe de chercheurs chinois de six institutions et organisations de protection de la nature ont publié une enquête en ligne en février 2020 sur les réseaux sociaux. Cette méthode est une pratique de plus en plus utilisée en Chine pour la recherche sur les politiques environnementales. L’interdiction de la consommation d’animaux sauvages a déjà entraîné des changements tangibles en Chine. Cette année, la Chine a déjà poursuivi plus de 15 000 personnes pour des délits liés à la vie sauvage, soit une augmentation de 66 % par rapport à 2019, selon les procureurs de l’État, indique Mongabay.

Les résultats de l’enquête ont révélé que la grande majorité (+ de 90%) des personnes ayant participées sont favorable à une politique et une législation plus stricte en matière de consommation, de commerce et d’expositions commerciales d’animaux sauvages. Il a également été noté que la consommation d’animaux sauvages est susceptible de diminuer en raison du Covid-19. Toutefois, les personnes engagées directement ou indirectement dans des industries liées à la faune et à la flore sauvages se sont quant à elles montrées moins favorable à une politique et une législation plus strictes en matière de consommation et de commerce de ces espèces.

Lire les résultats de l’enquête