La cigale qui maîtrise les nombres premiers (1 mn 30)

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Un article fascinant publié sur le site The Conversation explore de manière originale les relations entre nature et mathématiques

Les cigales Magicicada Cassini ont un cycle de vie très particulier : ces insectes restent sous terre pendant des années, et sortent pour se reproduire tantôt tous les 13 ans, tantôt tous les 17 ans, et exclusivement à ces deux intervalles de temps. Pourquoi 13 ou 17 ans ? [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »1,2,3,4,5″ ihc_mb_template= »1″ ]

Accrochez-vous : « ces insectes tendent à minimiser leurs interactions avec les prédateurs (qui ont un cycle de vie de nans). Or, cette explication ne devient satisfaisante qu’à l’aide du résultat purement mathématique suivant : si pest un nombre premier et nun entier strictement plus petit que p, alors le plus petit multiple commun à pet nest p× n. En effet, imaginons que la durée du cycle du prédateur soit de 4 ans. Si les cigales (qui ont un cycle de 17 ans) sont confrontées à leur prédateur une année, elles ne le seront pas lors de leur prochaine apparition, puisque ce prédateur apparaîtra à la 16eannée et à la 20eannée mais pas à la 17eannée. En fait, ils ne vont se croiser qu’après 68 ans (car 17 × 4=68) ».

Ce n’est pas tout ! « les spirales de la fleur de tournesol suivent une célèbre suite numérique appelée suite de Fibonacci, les flocons de neige présentent des symétries hexagonalesparticulières et la morphologie de la fougère décrit une géométrie fractale»… Dans uncourt article publié sur le site The Conversation,Athmane Bakhta, chercheur en mathématiques appliquées au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) débusque des maths un peu partout dans la nature. Et revient sur une question fondamentale : les maths sont-elles la véritable et unique langue de la nature, que les humains doivent maîtriser s’ils veulent comprendre leur environnement, ou sont-elles une création humaine forgée pour rendre compte des phénomènes observés dans la nature ? Des générations de philosophes se sont confrontés à cette interrogation. Grâce à Athmane Bakhta, vous pouvez les rejoindre en quelques minutes de lecture !

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