Le commerce illégal des parties de lion augmente dangereusement (1 mn)

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Portrait of a male African lion
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Une nouvelle étude indique que 35% de la mortalité des lions liée à l’homme dans la partie mozambicaine de la zone de conservation transfrontalière du grand Limpopo est due au braconnage.

Les populations de lions à travers l’Afrique ont diminué de 43% au cours des 21 dernières années. Les raisons sont multiples: conflits avec les éleveurs de bétail (51% de la mortalité totale), diminution des proies et de l’habitat disponible, et parfois, la chasse au trophée non durable. Une étude menée par l’ONG Panthera met en lumière une autre menace grandissante: le commerce illégal des parties du corps des lions. [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »1,2,3,4,5″ ihc_mb_template= »1″ ]

Le braconnage représentait ainsi 35 % de toutes les tueries de lions d’origine humaine connues dans la zone d’étude (la partie mozambicaine de la zone de conservation transfrontalière du grand Limpopo). Les scientifiques ont également constaté que dans 48 % des cas où des lions ont été tués par le poison en représailles d’attaques de bétail, des parties du corps avaient été collectées pour être vendues. Si ces prélèvements s’effectuent vraisemblablement de façon opportuniste, les chercheurs craignent qu’une demande croissante de produits à base de lion incite à plus de tueries. Les parties du corps qui semblent être les plus demandées, et qui se trouvaient le plus souvent dans les cargaisons confisquées, sont les griffes et les dents. Les chercheurs pensent que l’offre vient alimenter le marché noir asiatique des produits « de luxe » comme le vin d’os de lion, dans des pays comme la Chine et le Vietnam où une certaine classe de la population a accédé à plus de richesse.

Les produits dérivés du lion seraient également utilisés dans la médecine traditionnelle chinoise, notamment comme alternative aux parties de tigre, de plus en plus rares. Mais les produits illégaux de lions alimentent aussi un marché local africain, sous forme de babioles destinées aux touristes et sur les marchés muthi (médecine traditionnelle). Au vu des effets dévastateurs du commerce illégal sur les autres espèces de félins sauvages, tel que le tigre, les scientifiques alertent ainsi sur les effets potentiellement dévastateurs de cette menace sur les populations de lions d’Afrique, déjà vulnérables.

L’étude

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