Les 100 chiffres de la biodiversité française (1 mn 30)

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Un livret publié par l’INPN compile les chiffres emblématiques sur la connaissance, la répartition, l’évolution, et l’état de santé des espèces françaises.

L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) a publié 100 chiffres expliqués sur les espèces, un livret explicatif sur les espèces animales et végétales françaises. Il met à jour les connaissance sur les espèces terrestres, marines et d’eau douce présentes sur le territoire, afin de mieux appréhender des solutions quant à leur préservation. Il rappelle ainsi que 95 582 espèces sont inventoriées en métropole, contre 85 238 en outre-mer, avec une majorité de plantes à fleurs (19 273) et de coléoptères (22 439). Et bien que les espèces d’outre-mer soit moins bien répertoriées que celles de métropole, elles représenteraient 80% de la biodiversité française. La différence de représentation concerne aussi les espèces terrestres et d’eau douce (139 534), versus les espèces marines (37 498), avec une grosse inconnue à ce jour: la biodiversité contenue à l’intérieur de la terre. 689 nouvelles espèces sont décrites chaque année en France, dont près de 85% en outre-mer. C’est également dans ces territoires que le taux d’endémisme est les plus élevés: il concerne 57% des espèces terrestres et d’eau douce de Nouvelle-Calédonie et 44% de celles de Polynésie française. Concernant les espèces exotiques envahissantes, l’escargot géant africain a ainsi envahi 70 % des Outre-mer en une cinquantaine d’années, tandis que la pyrale du buis a envahi tous les départements métropolitains en 10 ans. La répartition des espèces en France varie d’une région à l’autre et résulte de leurs niches écologiques, de l’histoire et de leur capacité de colonisation. Ainsi, 58% des espèces de métropole sont présentes dans les Alpes-Maritimes. Le constat concernant l’évolution des populations d’espèces communes est inquiétant: 53% des plantes liées aux insectes pollinisateurs déclinent, tandis que, chez les oiseaux, les dix granivores les plus communs (bruant jaune, verdier, chardonneret, etc) connaissent un déclin moyen de 22%. Celui de l’état de santé global des espèces n’est pas plus envieux: la France est le sixième pays hébergeant le plus grand nombre connu d’espèces menacées selon la Liste rouge de l’UICN, et parmi elles, 52% des coraux menacés les plus exceptionnels au monde y sont présents. En revanche, 7032 espèces sont protégées sur au moins une partie du territoire, dont 93% des amphibiens, 84% des oiseaux et 79% des reptiles. Par ailleurs, la connaissance nationale sur les espèces n’a jamais été aussi dynamique, avec 5,8 millions de données d’observation partagées chaque année depuis 2016, et un total de 49,4 millions de données dans l’INPN.

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