Ségolène Royal « licenciée » : qui va garder les phoques ? (1 mn 30)

Photo © bhart9070 de Pixabay

2106
⏱ Lecture 2 mn.

Ambassadrice chargée des pôles, Ségolène Royal a annoncé sur FaceBook son « licenciement » par le gouvernement.

Dans un strict respect du parallélisme des formes, Ségolène Royal a décidé d’annoncer elle-même la fin de sa mission comme ambassadrice en charge des négociations sur les pôles. En 2017 elle avait, de la même façon, communiqué sur sa propre nomination à ce poste… avant même qu’elle ne soit décidée en conseil des ministres ! Dans son post sur FaceBook, l’ancienne ministre de l’écologie évoque son « licenciement »de sa fonction « bénévole », sans« entretien préalable ». [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »1,2,3,4,5″ ihc_mb_template= »1″ ]

La sémantique de Ségolène Royal peut surprendre : il ne s’agît évidemment pas d’un licenciement, pas plus que sa nomination n’était une « embauche ». De même, la ministre de l’écologie Elisabeth Borne avait bien proposé à l’ambassadrice d’examiner avec elle les modalités de la suite ou de la fin de sa mission : « Je pense qu’on va être amenées à clarifier les situations ensemble », avait-elle déclaré dimanche dernier. A l’évidence, Ségolène Royal a préféré prendre les devants, sans attendre l’entretien avec la ministre (qui était, il y a quelques années, sa directrice de cabinet), sans attendre sa convocation devant l’Assemblée nationale à l’initiative de deux députés, sans attendre surtout la publication d’un article du Canard enchaînéqui faisait état de l’agacement de plus en plus marqué du pouvoir à l’égard d’une « ambassadrice » qui s’est totalement affranchie de l’obligation de réserve attachée à la fonction. Ces dernières semaines, les critiques de Mme Royal à l’égard du pouvoir étaient de plus en plus fréquentes et incisives.

Dans l’attente d’une décision en conseil  des ministres, le gouvernement n’a donné aucune indication sur le remplacement ou non de Mme Royal à ce poste. En 2007, lors de l’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle, Laurent Fabius s’était écrié, avec une grande élégance : « mais qui va garder les enfants ? ». Désormais, c’est la question de savoir qui va garder les phoques qui est posée.

[/ihc-hide-content]