Le conseil d’administration de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) s’est prononcé, à la majorité, contre le projet de budget 2018 qui lui a été présenté.
Trop c’est trop ! Les membres du conseil d’administration de l’ONCFS ont rejeté le projet de budget présenté par la direction de l’Office, et préparé en suivant les directives des ministères de tutelle et de Bercy. Dans ce cadre, ce budget prévoyait 42 suppressions de postes en 2018, contre 30 à 32 postes les dernières années. Or ces réductions interviennent, expliquent les administrateurs, « alors même que les missions confiées à l’établissement public ne cessent de croître depuis plusieurs années et portent de plus en plus souvent sur des problématiques sensibles (gestion du loup et de l’ours, police sanitaire, trafic d’espèces …) ».
L’inquiétude des administrateurs de l’office est aggravée par la suppression annoncée des emplois aidés (68 agents), et par les coupes déjà opérées dans les subventions versées par l’Etat, en particulier la quatrième et dernière tranche de subvention pour charge de service public à hauteur de 9.2 millions d’euros, initialement prévue dans le budget 2016.
En filigrane, cette manifestation de mauvaise humeur renvoie à la méfiance des chasseurs à l’égard de l’Agence française de la biodiversité : « l’accentuation de la baisse des effectifs de l’ONCFS est la conséquence directe de la consolidation des effectifs de la nouvelle Agence française pour la biodiversité » estiment-ils dans le communiqué publié à la suite de la réunion du Conseil d’administration.
Henri Sabarot, président du conseil d’administration, rencontrera prochainement Nicolas Hulot pour lui demander d’infléchir sa position, notamment sur les baisses d’effectifs. Une nouvelle réunion du conseil est prévue le 15 novembre prochain.


