🔻 Eure : 450 objets issus d’espèces protégées ont été saisies dans une salle de vente

Photo © Cécile Maurin / OFB

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L’Office Français de la Biodiversité (OFB) a saisi près de 450 objets issus d’espèces protégées dans une salle de vente dans l’Eure. La vente de certaines espèces animales est soumise à une réglementation stricte visant à protéger ces animaux menacés dans la nature.

Le 11 septembre 2020, une équipe de l’Office Français de la Biodiversité (OFB) ainsi que deux gendarmes de la brigade fluviale de la gendarmerie de Rouen ont procédé à un contrôle dans une salle de vente présentant une collection d’objets naturalistes. Ils ont découvert près de 450 objets issus d’espèces protégées. L’intervention avait pour objectif de vérifier la légalité des ventes de spécimens naturalisés ou d’objets issus d’animaux d’espèces réglementées par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES).

Près de 450 objets présentaient des irrégularités. Pour la plupart, la justification de l’origine légale et/ou l’autorisation de mise en vente n’étaient pas valides. Les pièces saisies sont composées en autres de défenses brutes d’éléphants et d’ivoire travaillé, de dents d’hippopotame, de cachalot et de divers requins, de mâchoires et autres fragments de requins, de reptiles naturalisés ou de peaux, de coraux, d’hippocampes… Près de 95% de ces objets sont issus d’espèces marines. La valeur marchande du lot est estimée à plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Une réglementation très stricte est appliquée pour sauvegarder la biodiversité. La CITES veille à ce que le commerce international d’animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie de ces espèces. Certaines pièces peuvent être très anciennes mais il est souvent difficile de le déterminer. Dans le doute, il est important que toute personne mettant en vente de tels objets soit en règle. Les infractions constatées constituent des délits passibles de 150 000 euros d’amende et de 3 ans d’emprisonnement.