La chasse à la Grive à pieds jaunes et au Pigeon à couronne blanche ne sera pas autorisée cette année en Guadeloupe et à Saint-Martin.
Les deux arrêtés du 17 juin 2019 du préfet de Guadeloupe autorisant la chasse de 4 500 Grives à pieds jaunes et de 1 500 Pigeons à couronne blanche se sont fait retoqués par le Tribunal administratif de Guadeloupe. La préfecture souhaitait continuer à autoriser cette chasse pour la saison 2019-2020, malgré le mauvais état de conservation des deux espèces, notamment du pigeon à couronne blanche, classé « en danger » sur la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) et sur le point de s’éteindre sur l’île. [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »1,2,3,4,5″ ihc_mb_template= »1″ ]
Quant à la Grive à pieds jaunes, l’espèce est confrontée à un risque élevé d’extinction à l’état sauvage. Présente uniquement dans les Petites Antilles, elle n’est plus observée que dans trois îles au monde (Dominique, Montserrat et Guadeloupe) et semble avoir disparu de l’île de Sainte-Lucie. « Grâce à la mobilisation citoyenne lors de la consultation publique et à l’action de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), de l’Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS) et de l’Association pour la Sauvegarde et la réhabilitation de la Faune des Antilles (ASFA), le Tribunal administratif de Guadeloupe a ordonné le 31 octobre 2019 la suspension immédiate de ces arrêtés« , indique la LPO dans un communiqué. Chasser ces deux espèces menacées est donc interdit en Guadeloupe et à Saint-Martin. L’Etat a également été condamné à verser 1500 euros à chacune des 3 associations requérantes. « Reste à espérer que cette interdiction sera respectée et que tout braconnage sera sévèrement réprimé« , ajoute la LPO.
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