L’incendie de la station d’épuration d’Achères a tué des tonnes de poissons (1 mn)

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La principale station d’épuration de la région parisienne à Achères (Yvelines) est à l’arrêt après un incendie qui n’a causé aucune victime mais des dommages matériels importants et des dégâts en milieu aquatique.

La station d’épuration de Seine-Aval, créée en 1940, est l’une des plus grandes du genre en Europe et traite 70% des eaux usées de l’agglomération parisienne. Elle est exploitée par le Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (Siaap). Suite à un incendie, le mercredi 3 juillet, le traitement des eaux usées est interrompu. La Siaap a expliqué dans un communiqué que le feu s’est déclaré « au niveau du local de stockage de chlorure ferrique » du bâtiment de « clarifloculation« . [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »1,2,3,4,5″ ihc_mb_template= »1″ ]

Ce bâtiment, où sont traités chimiquement les eaux usées, a été « gravement et durablement endommagé (…) détruisant notamment la totalité des cuves de chlorure ferrique utilisées » dans le processus, détaille-t-il. Côté conséquences environnementales, « les premières mesures réalisées montrent une forte chute de la teneur en oxygène du milieu, évolution susceptible d’entraîner de la mortalité piscicole » en aval de l’usine, a développé le groupe. En effet, ces eaux chargées de matière organique ont provoqué l’asphyxie des poissons dans les jours qui ont suivi. Ainsi, environ 3 tonnes de poissons morts ont été recueillies par bateau samedi dernier entre Achères et le barrage d’Andrésy, à une dizaine de kilomètres en aval. Une quantité équivalente a été ramassée deux jours plus tard dans un bras mort du fleuve proche du point de rejet des eaux retraitées, près de l’île d’Herblay.

Le faible débit et la haute température actuels de la Seine n’aident par ailleurs pas à la ré-oxygénation de l’eau. Le Siaap a précisé qu’en amont de l’usine, c’est-à-dire vers Paris, « cet incident n’a aucune conséquence sur l’équilibre du milieu » aquatique. « Cette baisse de la teneur en oxygène s’avère moins prononcée à mesure que l’on s’éloigne de la zone critique« , assure-t-il, promettant de travailler « activement à des solutions alternatives pour diminuer l’impact de cet événement sur la qualité du milieu naturel ainsi que sur la biodiversité et la vie piscicole » de la Seine.

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