La nouvelle Loi sur l’eau des USA étrillée (1 mn)

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Un groupe consultatif a affirmé que la version remaniée par l’administration Trump de la Loi sur l’eau (Clean Water Act) n’était pas suffisamment fondée sur la science.

Un groupe consultatif de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) a torpillé la version remaniée par l’administration Trump de la Loi sur l’eau (Clean Water Act), en affirmant qu’elle n’était pas suffisamment fondée sur la science. Dévoilé en janvier dernier, le texte du gouvernement révise la définition des « Eaux des États-Unis », en réduisant considérablement le nombre de cours d’eau, de zones humides et de marais pouvant bénéficier d’une protection fédérale. [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »1,2,3,4,5″ ihc_mb_template= »1″ ]

Le Conseil consultatif scientifique de l’EPA a déclaré que certains des changements n’étaient pas suffisamment fondés sur la science, prenant par exemple le cas de l’exclusion des eaux souterraines, des cours d’eau éphémères et des zones humides connectées à des masses d’eau souterraines. Selon le Conseil consultatif, la nouvelle règle de définition proposée ne présente pas de nouvelles données scientifiques pour étayer cette exclusion, et présente potentiellement de risques pour la santé humaine et environnementale.

Le Conseil consultatif estime dans son commentaire que « la définition révisée proposée des Eaux des Etats-Unis diminue la protection des eaux de notre pays et ne fournit pas de base scientifique pour soutenir sa cohérence avec l’objectif de restauration et de maintien de l’intégrité chimique, physique et biologique de ces eaux« . Il critique notamment la façon dont la règle traite la connectivité hydrologique entre les zones humides et les eaux souterraines avec les eaux traditionnellement navigables. Elle « n’offre aucun ensemble comparable de preuves examinées par des pairs, et aucune justification scientifique pour ne pas tenir compte de la connectivité des eaux acceptée par la science hydrologique actuelle« .

Ces critiques sont d’autant plus notables que beaucoup des membres du conseil ont été nommés par l’administrateur de l’EPA Andrew Wheeler ou Scott Pruitt, son prédécesseur au sein de l’administration Trump.

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