L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), qui avait déjà estimé que le glyphosate (molécule active du Roundup) ne présente pas de caractère cancérigène (ce que conteste l’Organisation mondiale de la santé) indique dans un nouvel avis qu’il n’est pas non plus un perturbateur endocrinien.
L’EFSA a été invitée par la Commission européenne à examiner les informations sur l’activité endocrine potentielle de la substance active pesticide glyphosate. Dans ce contexte, les conclusions de l’EFSA suite à l’examen par pairs (peer review) de l’évaluation initiale des risques effectuée par l’autorité compétente allemande (l’Allemagne est l’État membre rapporteur dans ce dossier) ont été présentées la semaine dernière, dans le cadre de l’examen en vue du renouvellement de l’approbation par l’Union européenne du glyphosate. L’EFSA devait en particulier évaluer les problèmes en suspens identifiés par rapport au potentiel endocrinien du glyphosate. L’évaluation a conclu que le glyphosate n’a pas de propriétés perturbatrices endocriniennes par le mode d’action des oestrogènes, des androgènes, de la thyroïde ou de la stéroïde. L’EFSA estime avoir fondé son avis sur une base de données complète disponible dans la zone de toxicologie. Les études d’écotoxicologie disponibles ne contredisent pas cette conclusion.
En dépit de ce nouvel avis de l’EFSA favorable au Roundup, la France a fait savoir qu’elle se prononcerait contre le renouvellement de l’autorisation du Roundup en Europe.


