La France tiendra le 7 avril un sommet international consacré aux thématiques « One Health », qui mêlent santé et environnement, en présence du président Emmanuel Macron, a annoncé mercredi l’Elysée, précisant qu’une vingtaine de pays avaient pour l’heure répondu présent.
« Ce qui va être au coeur du sommet c’est le continuum entre santé humaine, santé animale et santé environnementale », a expliqué l’Elysée. « Si on veut améliorer durablement la santé des humains, il faut améliorer la santé de notre planète. »
Ce sommet, qui se tiendra à Lyon, réunira des dirigeants politiques, des responsables d’organisations internationales, ainsi que des représentants d’entreprises et de la société civile. Il s’inscrit dans la lignée des « One planet summits », des sommets régulièrement organisés sous la présidence d’Emmanuel Macron pour aborder des thématiques environnementales au niveau international.
Ce sera le premier d’entre eux consacré aux sujets « One Health ». Cette approche, en plein essor depuis plusieurs années dans le monde de la santé publique, vise à aborder simultanément des enjeux sanitaire aux niveaux humain, animal et environnemental, prenant acte de leur interdépendance.
Trois grands axes doivent être abordés lors du sommet: l’amélioration de la coopération internationale sur le sujet – partage de données, recherche… -, la lutte contre les maladies infectieuses d’origine animale, rendue emblématique par la pandémie de Covid, et celle contre des pathologies auxquelles l’environnement peut contribuer, comme le diabète ou les maladies cardiovasculaire.
A ce titre, l’Elysée a assuré que le sommet ne serait pas affaibli politiquement par la difficulté de la France à élaborer une stratégie commune pour le climat, l’environnement et l’alimentation. Dite « Snanc », cette stratégie a été publiée début février après de multiples reports sur fond de désaccords entre les ministères de la Santé et de l’Environnement d’un côté, de l’Agriculture de l’autre.
« Au contraire, la France pourra aussi partager avec les autres pays les difficultés pour pouvoir aligner plusieurs politiques publiques », a assuré l’Elysée, alors que les désaccord portaient notamment sur la consommation de viande ou les risques sanitaires des aliments ultra-transformés.
Quant aux invités, l’Elysée a précisé qu’il y aurait « quelques grands chefs d’Etat » et qu’une « vingtaine de pays au moins (…) seront présents », tous « prêts à s’engager et à faire des annonces ».


