Les coraux : plus résistants que prévu ?

Photo d'illustration © joakant from Pixabay

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Une étude publiée dans Nature Ecology and Evolution suggère que le risque d’extinction de certaines espèces de coraux n’est peut-être pas aussi élevé qu’estimé auparavant. Une bonne nouvelle qui ne justifie pas de relâcher les efforts de conservation selon l’auteur principal.

D’après une récente étude publiée dans Nature Ecology and Evolution, il y aurait autant de coraux qui poussent dans le pacifique que d’arbres en Amazonie. Des recherches, menées par le Docteur Andy Dietzel de l’Université James Cook en Australie, suggèrent en effet que le risque d’extinction de certaines espèces de coraux a été surévalué par de précédents travaux. Une analyse de plus de 900 sites de récifs montre que le risque d’extinction de chaque espèce de corail est inférieur aux évaluations internationales actuelles. Les données récoltées dans l’Océan Pacifique estiment même qu’il y a environ un demi-trillion de coraux dans ces eaux.

La région étudiée comprenait environ 70 % de la superficie mondiale des récifs coralliens en eau peu profonde et plus de 600 des 800 espèces de corail constructeurs de récifs. L’étude examine la taille des populations de plus de 318 espèces de corail et a constaté que 17 étaient « hyperdominantes« , leur nombre étant égal au total des 301 espèces restantes. 80 des espèces analysées sont classée sur la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) à un risque élevé d’extinction. L’étude n’est cependant pas en accord avec cette liste puisqu’elle démontre qu’une demi-douzaine d’espèces répertoriées ont une population estimée à plus d’un milliard d’individus.

Les auteurs de l’étude avertissent tout de même sur le fait que l’épuisement local existe et qu’il a un impact dévastateur. Le Dr Andy Dietzel a déclaré que les résultats ne remettaient en aucun cas en cause les inquiétudes concernant les impacts du réchauffement climatique sur les récifs. Les résultats soulignent que les préoccupations sur la survie des espèces devraient être reconsidérées mais non ignorées. Le risque d’extinction local est toujours présent ce qui pourrait entraîner des impacts écologiques dévastateurs. L’étude indique que l’épuisement local d’espèces de corail peut « déclencher des cascades d’extinctions dans les organismes associés bien avant que l’espèce de corail en elle-même ne s’éteigne»

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