Les plantes communiquent (aussi) grâce à des signaux hydrauliques

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transgenic plant of Arabidopsis. Laboratory test for modification
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Une étude scientifique démontre que la croissance d’une plante peut être modifiée par des sollicitations externes via la pression de l’eau contenue dans son système vasculaire.

Lorsque la tige d’une plante est pliée par le vent ou une autre contrainte extérieure, elle cesse généralement de croître en longueur pendant un certain temps, tandis que la croissance de son diamètre augmente. « Une des caractéristiques de cette réponse est qu’elle peut se produire rapidement et à très grande distance du point de stimulation, suggérant l’existence d’un signal rapide qui se propage dans l’ensemble de la plante », indique dans un communiqué des chercheurs de l’Inra, du CNRS et d’Aix-Marseille Université qui ont mené des travaux sur ce nouveau mode de communication chez les plantes. Ce signal serait en fait basé sur « la propagation d’une surpression hydraulique générée par la flexion de la plante. » En d’autres termes, lorsque la plante est pliée, ses micro-vaisseaux remplis de liquide sont soumis à une surpression de ce dernier, poussant la plante à adapter sa croissance. Les scientifiques ont pu étudier ce phénomène grâce à des branches d’arbres artificielles conçues sur la base d’une stratégie biomimétique. Ils l’ont ensuite vérifié avec des branches naturelles de trois espèces d’arbre : le pin sylvestre, le chêne vert et le peuplier blanc. « Comme dans le système biomimétique, la flexion de branches naturelles a généré une forte surpression hydraulique dans les canaux conducteurs », poursuit le communiqué. « Ces résultats constituent les bases physiques d’un nouveau mode de communication à longue distance chez les plantes, basé sur la propagation rapide de signaux hydrauliques », conclut-il.

L’étude en anglais