Déjà un « plan social » à l’OFB ? (1 mn 30)

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Pas encore officiellement créé, l’Office français de la biodiversité (et de la chasse) prépare-t-il un plan de licenciements ? C’est ce qu’affirment les syndicats qui parlent dans un communiqué d’un « braquage ».

Actuellement, 2 664 agents de l’Etat constituent les deux structures qui seront fusionnées au 1er janvier pour donner naissance à l’Office français de la biodiversité (… et de la chasse, selon l’intitulé adopté par le Sénat) : l’Agence française pour la biodiversité (AFB) et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Tous ces emplois seront-ils maintenus au-delà du 1er janvier 2020, qui marquera la naissance officielle de l’OFB(C) ?

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Non, selon les trois syndicats CGT Environnement, FO, et Syndicat national de l’environnement. « Au-delà des économies d’échelle attendues et de la rationalisation des moyens, écrivent-ils dans un communiqué commun, nous dénonçons un véritable plan de licenciement qui affiche pour objectif la suppression de 127 postes sur 3 ans (soit une réduction de près de 5 % des effectifs initiaux, alors même que le champ d’action de l’OFB couvrira toute la biodiversité et aura un impératif d’efficacité et de résultat puisque, comme le déclare le Président,« la 6e extinction des espèces n’est pas une fatalité » ! »

Au-delà, les syndicats dénoncent « un objectif purement comptable, comme l’est le volet budgétaire, où l’OFB voit son budget détourné de ses missions premières. Déjà, depuis 2007, à travers le plan Ecophyto, plus de 400 millions d’euros de subvention ont été dilapidés pour un résultat écologique et économique catastrophique sans compter les impacts dévastateurs sur la santé publique au profit de l’agriculture industrielle ! Demain, l’OFB verra aussi une partie de son budget amputée au profit d’autres acteurs privés [plusieurs millions d’euros donnés au lobby cynégétique et donc plusieurs millions en moins pour préserver la biodiversité]. Et à l’avenir le lobby du BTP aussi devrait pouvoir se faire entendre à travers les dispositifs de « compensation écologique », qui fixeront un prix à chaque brin d’herbe. Si l’argent ne se mange pas, pour les cyniques, toute chose a un prix ».

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