Braconnage, arrachage de haies : le confinement n’a pas mis fin aux infractions (OFB) (1 mn)

Photo © OFB Thierry Coulee

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Malgré le confinement, des actes de braconnage, des arrachages de haies et des pollutions de cours d’eau ont eu lieu, selon un premier bilan de l’Office français de la biodiversité (OFB) qui est intervenu près de 500 fois pour réprimer leurs auteurs.

L’OFB compte 1.800 inspecteurs chargés de prévenir et réprimer les atteintes à l’environnement. Pendant le confinement, leurs actions ont été limitées pour respecter les mesures contre la crise sanitaire. Pour autant, ils sont intervenus à 257 occasions pour des situations d’urgence entre le 16 mars et 20 avril, a fait savoir à l’AFP le directeur général de l’OFB, Pierre Dubreuil. [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »1,2,3,4,5″ ihc_mb_template= »1″ ]

La rupture d’une digue de l’usine du premier sucrier français Tereos, début avril, à Escaudoeuvres (Nord), a ainsi entraîné le déversement d’eaux soupçonnées d’avoir asphyxié des milliers de poissons dans l’Escaut, fleuve traversant la France, la Belgique et les Pays-Bas. A partir du 20 avril, l’OFB a augmenté ses interventions face à « des atteintes à l’environnement en matière de pollution de cours d’eau, de braconnage et d’arrachage de haies »,avec plus de 230 interventions réalisées depuis cette date, poursuit M. Dubreuil.

« La moindre présence(des inspecteurs)a pu engendrer chez certains agriculteurs l’idée qu’ils pouvaient procéder à des arrachages de haies, alors que nous sommes dans une période de nidification », selon lui. Des cas d’épandages agricoles non conformes ont aussi été constatés, par exemple dans le Pas-de-Calais. Des actes de braconnage d’un lynx, de faucons et de tourterelles ont également été constatés ainsi qu’une recrudescence du braconnage d’oeufs de tortues en Outremer.

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