A la reconquête de la nuit (1 min)

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Dans un rapport, le Conseil général de l’environnement et du développement durable émet des recommandations pour enrayer la pollution lumineuse, qui impacte entre autres la biodiversité nocturne.

Dans le prolongement du nouvel arrêté récemment publié imposant notamment des plages horaires d’extinction nocturne plus strictes, le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) a publié, le 18 janvier, un rapport commandé par l’ancien ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, sur la pollution lumineuse. « La pollution lumineuse est un sujet émergent en France, les études scientifiques internationales sur l’éclairage artificiel démontrant les impacts de l’excès d’éclairage sur la biodiversité et sur la santé humaine », rappelle ainsi le gouvernement dans une note de présentation. « La mission constate un manque de cohérence de la politique de la prévention du risque de pollution lumineuse, vue sous le seul angle des économies d’énergie liées à la rénovation de l’éclairage public, sans prise en compte des enjeux de biodiversité ou de santé humaine. » Parmi les recommandations figure la réalisation d’un inventaire géolocalisé des sources lumineuses de toutes les collectivités, de même que des diagnostics sur la biodiversité nocturne et les besoins réels d’éclairage selon les zones. « Des actions pourraient être rapidement mises en œuvre pour sensibiliser notamment commerçants et entreprises aux impacts des éclairages éblouissants ». La création d’indicateurs de sensibilisation aux enjeux est également proposée, tel que celui de l’évolution des espèces témoins de la biodiversité nocturne. Enfin, l’une des mesures phares viserait à supprimer d’ici six ans le stock « des luminaires boules, lampes à sodium et à vapeur de mercure », peu efficaces et générateurs de graves pollutions. Les lampes à sodium, quant à elles, présentent une efficacité bien supérieure aux lampes à mercure, plus efficaces, sont églament moins perturbantes pour la biodiversité. Le CGEDD préconise toutefois également de les remplacer.

Le rapport