Quels services rendent les écosystèmes français ? (1 min 30)

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Une série de synthèse de la FRB résume l’état de santé des six principaux écosystèmes français, et les nombreux services qu’ils rendent.

Alors que l’Évaluation française des écosystèmes et des services écosystémiques (EFESE), l’équivalent français de la plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), vient de publier des rapports consacrés aux six grands types d’écosystèmes présents à l’échelle nationale, la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB) a synthétisé les principaux biens et services associés à chacun d’eux. Un premier article sur les écosystèmes agricoles rend compte de la double contrainte de maintenir une production agricole tout en préservant la biodiversité. En effet, les espaces intégrant une grande diversité de cultures, de paysages et d’espèces auxiliaires de cultures peuvent rendre de nombreux services écosystémiques : fourniture d’azote minéral aux plantes cultivées, pollinisation des espèces cultivées, régulation des graines d’adventices et des insectes ravageurs, stabilisation des sols et contrôle de l’érosion… Le second article porte sur les services rendus par les écosystèmes forestiers, des milieux en progression en France depuis le 19è siècle mais aux états de conservation variés : régulation de la température et du microclimat local, stockage du carbone et atténuation du changement climatique, qualité et disponibilité en eau, protection contre les aléas naturels (crues, avalanches, glissements de terrain, etc.) et sur les littoraux (stabilisation des dunes, de certains traits de côte, etc.), formation et stabilisation des sols. La troisième synthèse porte sur les écosystèmes rocheux et de haute-montagne français. Menacés par le changement climatique, le développement touristique et les mutations de l’agriculture, 93 % de la surface de ces écosystèmes est reconnue comme d’intérêt pour la biodiversité, notamment à travers la régulation du climat global, la régulation hydrologique, le contrôle de l’érosion des sols, etc. Les écosystèmes urbains sont quant à eux un enjeu fort du 21e siècle : leurs mosaïques d’espaces de nature terrestres et aquatiques contribuent à la régulation du climat local, de la qualité de l’air, des inondations, ou encore des nuisances sonores. Les milieux marins et littoraux français abritent une biodiversité exceptionnelle, dont 80 % se situerait en Outre-mer, mais sont confrontés à un large panel de pressions d’origine humaine. Ces milieux sont pourtant sources de nombreux services, telle que la régulation du climat, des nutriments et des pathogènes. Enfin, les écosystèmes aquatiques ou humides continentaux – lacs, rivières, marais ou encore canaux – abritent une grande biodiversité mais font partie des milieux les moins bien conservés en France. Pourtant, ils régulent les crues et la qualité de l’eau