Marine Le Pen (représentée par Philippe Murer, économiste)

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Philippe Murer, représentant de Marie Le Pen
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Faire de la France un exemple en matière de transition écologique, sans attendre une hypothétique action planétaire, c’est l’ambition de Marine Le Pen, rapportée par son représentant Philippe Murer.

Philippe Murer, représentant de Marie Le Pen

Refusant aux « technocrates de Bruxelles » la capacité de peser sur les décisions nationales, Philippe Murer annonce, en cas d’élection de la présidente du Front national, des mesures dynamiques en faveur de l’agro-foresterie, de la permaculture, de l’agriculture bio, et de la préservation du bocage. Il se prononce en faveur d’une interdiction des OGM et prône la promotion des semences rustiques. Pour bannir certains polluants, comme les détergents, il propose d’annoncer leur taxation quelques années avant sa mise en œuvre, en sorte de laisser à l’industrie le temps d’adapter ses productions au futur cadre fiscal.

S’il souhaite que la France conserve les normes européennes protectrices de la biodiversité, il estime aussi que la dénonciation des traités européens et la sortie de l’euro permettra de dégager des marges budgétaires, qui pourront être en partie affectées au financement de la transition agricole. Il annonce une taxation de l’élevage intensif, en particulier des élevages industriels du type « ferme des 1 000 vaches », et une détaxe du « bio ».

Le parti d’extrême-droite annonce que s’il parvient au pouvoir il pérennisera l’Agence française de la biodiversité (AFB) mais refuse l’idée de son financement par une fiscalité propre. C’est le budget général qui doit abonder les agences de l’Etat : aux yeux de Philippe Murer, c’est la condition d’un contrôle démocratique de leur action. Il n’envisage pas, en revanche, de revenir sur la fiscalité propre du Conservatoire du littoral.

Enfin, le représentant de la candidate du Front national précise que l’Etat continuera de subventionner les associations de protection de la nature, sous réserve qu’elles soient de « vraies associations », c’est-à-dire qu’ elles vivent principalement des cotisations de leurs membres, et non de financements publics.