François Fillon (représenté par Bertrand Pancher, député UDI de la Meuse, maire de Bar-le-Duc)

Photo © F. Chenel-L'Agence Nature

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Bertrand Pancher, représentant de François Fillion
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Un développement équilibré, compatible avec la protection de la nature : c’est le cadre qu’a tracé Bertrand Pancher au nom du candidat François Fillon.

Bertrand Pancher, représentant de François Fillion

Le député de la Meuse a fait valoir que l’accord électoral signé entre l’UDI et les Républicains a permis d’infléchir le programme du candidat, et notamment de prendre en compte l’urgence de la lutte contre le changement climatique et l’érosion de la biodiversité.

Le programme de François Fillon s’articule désormais, en matière de biodiversité, autour de trois orientations :

  • un verdissement de la fiscalité, dans un contexte de stabilité globale des prélèvements obligatoires ;
  • la relance d’un processus de concertation de tous les acteurs concernés par la biodiversité, et d’une initiative du type « Grenelle II » :
  • Un partage des responsabilités entre acteurs : Etat, collectivités territoriales, associations, etc. Dans cette optique, Bertrand Pancher défend la vision d’un Etat qui règlemente moins et incite plus. Il a aussi mis en avant l’importance d’une action coordonnée à l’échelle européenne, en particulier dans le domaine du développement de la connaissance scientifique.

Revenant sur une annonce antérieure de François Fillon, Bertrand Pancher a très clairement affirmé que le principe de précaution ne sera pas remis en question si l’ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy est élu. De même, le principe de non-régression en matière environnementale, inscrit dans la loi de reconquête de la biodiversité d’août 2016, sera respecté. Il a fortement affirmé l’importance de développer les liens de l’Agence française de la biodiversité avec les agences de l’eau, mais aussi avec l’ONCFS, l’ADEME et l’ONF. Comme exemple de verdissement de la fiscalité, notamment au bénéfice du budget de l’AFB, Bertrand Pancher a évoqué les pistes d’une taxe d’aménagement et d’une taxe sur le patrimoine naturel, mais sans en préciser les modalités.

Pour concilier agriculture et biodiversité, le projet de François Fillon préconise de faire confiance aux agriculteurs, qui réalisent spontanément de grands progrès, mais aussi de décentraliser les procédures et de développer la labellisation pour valoriser les modes de production « vertueux ».

Répondant à une inquiétude née d’une annonce de François Fillon, faite devant les chasseurs, de renégocier la directive européenne « Oiseaux », Bertrand Pancher a précisé que les directives européennes ne seraient pas remises en cause si elles sont fondées sur un consensus scientifique solide.