Emmanuel Macron (représenté par Arnaud Leroy, député des Français établis à l’étranger).

Photo © F. Chenel-L'Agence Nature

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Arnaud Leroy, représentant d'Emmanuel Macron
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Pour le représentant d’Emmanuel Macron, une grande partie des réponses au défi que pose l’érosion de la diversité se trouve dans un surcroît de coopération européenne.

Arnaud Leroy, représentant d’Emmanuel Macron

Il a ainsi annoncé la proposition d’une « directive biodiversité », qui aurait vocation à se substituer aux actuelles directives « Oiseaux » et Habitats faune-flore », ainsi qu’une renégociation de la Politique agricole commune (PAC), dans le sens d’un nouveau « verdissement », qui favoriserait en particulier le développement du bio. Questionné sur l’interdiction des pesticides et des perturbateurs endocriniens, il a préconisé la création d’un « GIEC » sur ces substances.

Il a toutefois abordé la politique de la biodiversité à l’échelle nationale, en affirmant clairement la nécessité d’une pérennisation et d’une stabilisation de l’Agence française de la biodiversité (AFB), dans laquelle devra, tôt ou tard, s’insérer l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Il a également insisté sur la nécessité d’un ancrage de l’AFB dans les territoires, à travers la création des Agences régionales de la biodiversité (ARB), et la création d’au moins une antenne de l’AFB dans les territoires d’outre-mer. Concernant le financement de l’Agence, il a rejeté la piste d’une taxe spécifique qui lui serait affectée, mais évoqué l’idée d’une réorientation partielle de la fiscalité sur l’éolien offshore.

En matière de connaissance scientifique, Arnaud Leroy a affiché une grande ambition pour la recherche, tout en soutenant la nécessité de réduire les dépenses de l’Etat. Il a insisté sur l’importance d’un partage de la connaissance, et de sa mise à la disposition de tous les acteurs.

Enfin, Arnaud Leroy s’est montré prudent sur la création de futures aires protégées, en faisant valoir qu’il peut être contre-productif de délimiter des zones de protection qui n’auraient qu’une existence administrative, mais pas de réalité sur le terrain en raison d’un manque de moyens pour les gérer. Ainsi, s’est-il interrogé, à quoi bon créer de vastes aires marines protégées si la Marine nationale n’a pas la capacité d’en faire respecter la réglementation ? Pour contourner cette difficulté, il a évoqué, sans la définir précisément, la possibilité de concéder la gestion de certains de ces espaces protégés à des initiatives privées.