A 40 € pièce, l’orgie de grenades lacrymogènes qui parfument nos rues après chaque manif va finir par coûter « un pognon de dingue » au budget de l’État… Sans parler des coûts sanitaires liés aux effets secondaires : perturbations diverses du cycle menstruel, nécroses tissulaires, érosion de la cornée, voire troubles systémiques causés par les composés au cyanure. D’autant que dans certaines villes, à Grenoble notamment, les forces de l’ordre font preuve d’un zèle en confisquant masques et sérum physiologique. Oui oui, on confisque du sérum physiologique, de crainte sans doute qu’il n’entre dans la composition de cocktails Molotov…
Quelle gabegie ! Alors que si tous ces gens manifestent, leurs pancartes joyeusement créatives le clament sur tous les tons, c’est justement parce que l’avenir que nous leur avons concocté est, littéralement, à pleurer. Et parce que chaque jour amène des nouvelles propres à déclencher des tsunamis lacrymaux…
Lundi, le gouvernement a annoncé mettre fin à cinq programmes d’aide à la rénovation énergétique des logements et des bâtiments publics… au moment précis où les lycéens se lamentent sur le délabrement d’établissements qui ressemblent à des hammams l’été, à des igloos l’hiver. L’un de ces programmes, Actee, revendique d’avoir accompagné, depuis sa création en 2019, 7 800 communes dans la rénovation énergétique de près de 14 000 bâtiments publics dont plus de 4 500 établissements scolaires. Rayé d’un trait de plume primo-ministériel.
L’avant-veille, on apprenait qu’à Erevan (Arménie), la COP 17 Biodiversité s’est achevée sans qu’aucune décision importante soit adoptée, en dépit de l’urgence vitale de cesser d’alimenter l’effondrement de la biodiversité. L’objectif de réduire de 500 milliards d’euros (sur un total de 7 300 milliards) les subventions mondiales néfastes au vivant a été réaffirmé… mais en des termes tellement vagues qu’il n’engage personne à rien !
Rangez vos lacrymos, essayez plutôt le gaz hilarant. OK, c’est dangereux et interdit, même pour les flics. Les jeunes, et les autres, qui manifestent aujourd’hui… n’ont pas fini de pleurer. De rage.

