Une mission de sauvetage de reptiles a été organisée après la marée noire dévastatrice à l’île Maurice

Photo d'illustration © Jjargoud

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En juillet dernier, un cargo pétrolier s’est échoué, déversant des milliers de tonnes de carburant à quelques kilomètres des réserves naturelles mauriciennes. Les écologistes locaux se sont précipités pour sauver trois espèces de lézards menacées au niveau mondial que l’on ne trouve nulle part ailleurs.

Trois espèces de lézard menacées au niveau mondial, que l’on ne trouve pas en dehors de l’île Maurice ont fait l’objet d’une mission de sauvetage après qu’un cargo échoué ait laissé échapper des milliers de tonnes de carburant au large des réserves naturelles mauriciennes. Les reptiles ont été déplacés vers un programme d’élevage en captivité qui pourrait préserver l’espèce. Les Scincidae, de la famille des scinques sont des lézards aux pattes courtes et trapues. Cette espèce est très résistante. Elle a pu être observée sur des fossiles datant d’environ 140 millions d’années soit à peu près à la même époque que le Tyrannosaurus Rex selon l’ONG Birdlife.

Seulement, en juillet dernier, les scinques de l’île Maurice ont dû faire face à un danger sans précédent. Le cargo MV Wakashio s’est échoué à quelques kilomètres seulement des côtes des réserves naturelles et parc nationaux de l’île. Des milliers de tonnes de carburant se sont déversées dans l’océan dont 1000 dans l’espace même des réserves naturelles et parc nationaux. Une mission de sauvetage organisée par l’agence de conservation Mauritian Wildlife Foundation (MWF) et le Durell Wildlife Conservation Trust, a permis de mettre à l’abri de la toxicité des carburants, une soixante de lézards. Ils ont été transportés en septembre par avion au zoo de Jersey, un centre d’élevage de reptiles de renommée mondiale.

Birdlife qui est un partenaire de la MWF explique dans un communiqué que « même si moins de 5 % des populations de lézards ont été capturées, elles constituent une réserve importante au cas où les populations sauvages subiraient de graves pertes à la suite de la marée noire, voire disparaîtraient. Les lézards seront élevés en captivité dans l’espoir que leur progéniture ou leurs petits-enfants puissent être relâchés pour reconstituer les populations sauvages une fois que les toxines du pétrole se seront décomposées »