COP 15 biodiversité : Le Brésil accusé de ralentir le processus d’adoption du budget 2021

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Le Brésil est accusé d’empêcher l’adoption du budget du secrétariat de la Convention des Nations unis sur la diversité biologique (CBD) pour 2021. Un article du Monde a décortiqué les informations récoltées sur le sujet.

Le budget du secrétariat de la Convention des Nations Unis sur la diversité biologique (CBD) pour 2021 doit impérativement être approuvé d’ici la fin de l’année. Si ce n’est pas le cas, l’ensemble des activités du secrétariat devra cesser à partir du 1er janvier, ce qui entraverait la tenue de la 15ème Conférence des parties sur la biodiversité (COP15) en Chine. Dans un article du 23 novembre, Le Monde rappelle que la nouvelle feuille de route mondiale est destinée à mettre un terme à la destruction des écosystèmes et que celle-ci doit être ratifié lors de la COP15 qui devrait se tenir en mai 2021.

Le budget, soumis à l’approbation des 196 États membres de la CBD doit être adopté à l’unanimité. Le Monde rapporte que le Brésil est le seul à avoir émis un commentaire. Le 19 novembre 2020, le gouvernement brésilien a demandé l’insertion de notes de bas de page dans les projets de décisions. Afin de satisfaire le pays, la CBD s’est réunie lundi 13 novembre et devrait publier un nouveau document mercredi 25 comprenant l’ajout de la note de bas de page pour « rassurer le Brésil », a expliqué Basile van Havre, coprésident du groupe de la CBD dédié aux négociations de cadre post-2020, au Monde.

Le Brésil souhaite que cette fameuse note de bas de page inscrive le fait que les négociations ne devraient pas se dérouler lors de réunions en ligne, car tous les pays n’auraient pas accès aux mêmes conditions techniques pour y participer. Le coprésident du goupe de la CBD a précisé que les échanges étaient organisés au mieux afin d’assurer la sécurité de tous face aux conditions sanitaires liées au Covid-19 et que tout avait été mis en œuvre pour « familiariser toutes les parties à ces outils en ligne ».

Jeudi 19 novembre, la présidente de la COP, la ministre égyptienne de l’environnement Yasmine Fouad, a écrit dans un communiqué qu’« en raison d’un commentaire soumis par le gouvernement brésilien demandant l’insertion de notes de bas de page dans les projets de décisions, il n’a pas été possible d’aller de l’avant. »

Face aux accusations d’obstruer le processus d’adoption du budget, le Brésil s’est défendu en expliquant que l’idée était avant tout de proposer un document inclusif, transparent et juste pour permettre d’obtenir un bon résultat. Pour autant, le Monde souligne que pour tous les observateurs, il s’agit simplement d’un nouvel épisode illustrant la volonté du pays d’entraver les négociations en vue de la COP15.