Les conflits d’intérêt de la nouvelle directrice de l’US Fish and Wildlife Service (1 mn)

Photo Fotolia©-md3d

1220
⏱ Lecture 2 mn.

The Guardian a révélé que la nouvelle directrice de l’US Fish and Wildlife Service serait une lobbyist anti-protection de la faune sauvage.

Mercredi 25 septembre, aux Etats-Unis, un comité sénatorial a approuvé la nomination d’Aurelia Skipwith, candidate de Donald Trump, à la tête de l’US Fish and Wildlife Service (FWS), l’organisme américain chargé de la gestion et de la protection de la faune. Quelques heures après, le journal britannique « The Guardian » annonçait que Skipwith avait partie liée avec de puissants intérêts agricoles opposés à la protection des espèces menacées. [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »1,2,3,4,5″ ihc_mb_template= »1″ ]

Elle a ainsi travaillé auparavant pour le géant agrochimique Monsanto, entre janvier 2006 et juillet 2012, principalement en agronomie et en affaires corporatives. Elle a également des liens avec le Westlands Water District, une puissance politique locale qui détient des contrats à long terme pour l’approvisionnement en eau en Californie, et qui s’oppose depuis longtemps aux règlements de l’Endangered Species Act pouvant interférer avec les demandes en eau des agriculteurs californiens. Avec la confirmation de la nomination de Skipwith, David Bernhardt, Secrétaire à l’Intérieur des Etats-Unis, est devenu de facto son supérieur hiérarchique. Il a, par le passé, fait pression sur le gouvernement au nom de Westlands dans le but de réduire la protection du saumon en Californie.

Le ministère de l’Intérieur travaille actuellement à assouplir les mesures de protection des poissons en péril en Californie, ce qui serait un avantage pour les Westlands et d’autres irrigants qui veulent tirer plus d’eau des rivières et réservoirs régionaux. En tant que nouvelle directrice du FWS, Skipwith jouera un rôle crucial dans le devenir de l’Endangered Species Act en Californie, mais ses apparents conflits d’intérêts soulèvent la question de savoir si elle sera capable d’agir de manière impartiale lorsqu’elle prendra des décisions sur la politique de l’eau et de la faune.

[/ihc-hide-content]