François Sarano, réconcilier les hommes avec la vie sauvage

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La vie sauvage comme source de quiétude, de sagesse et de concorde est au cœur de la réflexion, de la philosophie et de la quête de l’océanographe François Sarano. Il en est convaincu : celui ou celle qui peut échanger avec un cachalot ou tout autre animal, ou qui essaie de le faire, saura communiquer et partager avec des hommes et des femmes d’autres cultures, d’autres religions.

Au fil de ce long entretien accordé à Coralie Schaub, François Sarano, plongeur, océanographe, conférencier, réalisateur et écrivain, partage l’enseignement tiré et reçu au travers de rencontres humaines (Jean-Yves Cousteau, Jacques Perrin…) et sauvages ( le monde animal, le monde marin…), mais aussi de prolonger ses réflexions, comme il ne l’avait jamais fait jusqu’à présent. Tout en restant, selon son habitude, concret, généreux, humain et humaniste. Et plus que jamais conteur et philosophe.

La pensée de François Sarano gagne un public toujours plus nombreux et fervent, sans doute parce que son discours n’a jamais semblé si actuel, si riche de sens dans un monde rongé par le doute et les désastres écologiques. Cet homme-là, il faut l’écouter, il faut le lire, il faut le rencontrer.

François Sarano, réconcilier les hommes avec la vie sauvage
Coralie Schaub – Editions Actes Sud – Jan 2020 – 240 pages – 20,00 €

Ses expériences, ses rencontres sous-marines sauvages, ses rencontres avec des hommes d’exception, il nous les fait vivre, il les fait entrer intimement en résonance en nous. Pourquoi ? Pour nous réconcilier avec nous – même, avec l’autre, tous les autres, tous ceux qui sont, comme il aime à nous le rappeler, nos « co-loca-Terre », dans un environnement qu’il nous faut partager.

Ainsi la réconciliation avec tout ce qui constitue notre environnement devient aussi une recherche de sens, et une joie profonde qui nous emplit. Cet homme-là nous surprend par ses constats, ses observations ses réflexions, bien souvent à l’encontre des pensées établies, des principes existants, transformant ses résultats en une philosophie quotidienne appliquée et active.

Porte-parole de l’association Longitude 181 qu’il a cofondé, François Sarano est aux Océans ce que Pierre Rabhi est à la Terre, dans un humanisme concret, dans une modestie de ton, dans une inlassable persévérance à la sauvegarde du dernier territoire sauvage, l’Océan, pour préserver le sort de chacun, ici et maintenant, et pour la perpétuité du bonheur à vivre.