🔻 L’impact de l’industrie minière sur les forêts étudié par un groupe de réflexion britanique

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Un article publié par le groupe de réflexion britannique Chatham house analyse les impacts des industries extractives sur les forêts. Les membres du groupe ont également examiné les possibilités d’une « exploitation minière intelligente des forêts », une approche développée par la Banque mondiale.

Le concept d’une « exploitation minière intelligente des forêts » développé par la Banque Mondiale a pour objectif d’atténuer les effets négatifs de l’exploitation minière sur les écosystèmes sensibles. Le groupe de réflexion politique Britannique Chatham house a examiné cette idée et en a fait un rapport tout en analysant les impacts des industries extractives sur les forêts. Le rapport explique que jusqu’à un tiers des forêts du monde pourraient déjà être affectées par l’exploitation minière. Les auteurs parlent des régions comme l’Amazone, le bassin du Congo et l’Asie du Sud-Est qui sont particulièrement menacées. L’exploitation minière n’est pas nécessairement considérée comme un facteur direct de déforestation et dégradation seulement, ses impacts indirects et cumulatifs sur les forêts peuvent être conséquents. Une demande croissante de certains produits minéraux notamment le minerai de fer, le cuivre, le nickel, l’or ou encore le cobalt, il existe un risque important de déforestation et de dégradation par l’exploitation minière.

Le groupe de réflexion a fait le point que les connaissances actuelles concernant l’impact de l’exploitation minière sur les forêts ainsi que sur la possibilité d’adopter des approches forestières intelligentes pour contribuer à atténuer les effets. Certains cas présentent la possibilité d’entreprendre une exploitation intelligente des forêts, le fameux concept développé par la Banque Mondiale. Seulement, les membres du groupe remarque que leur mise en œuvre est largement compromise par un manque de planification, des capacités d’entreprendre assez faibles et un financement limité. Siân Bradley, autrice de l’article explique que « dans d’autres cas, notamment lorsque des forêts essentielles sont menacées, la seule approche forestière intelligente consiste à ne pas exploiter du tout les forêts ».

Le document publié a mis en évidence les domaines dans lesquels des recherches et engagements supplémentaires permettraient de contribuer à l’élaboration de mécanisme de financement et de systèmes de surveillance des forêts ce qui permettrait d’intégrer des approches intelligentes dans les régions sensibles. Une première chose à faire est de mieux surveiller et partager les impacts du secteur minier sur les forêts et la biodiversité de manière plus générale. Cela sensibiliserait et soutiendrait un engagement des investisseurs, des consommateurs et de la société civile.

Lire l’article publié par Chatham house