Le Muséum national d’Histoire naturelle en Corse pour explorer la 
biodiversité (1 mn 30)

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Le Muséum national d’Histoire naturelle, en partenariat avec la Collectivité de Corse et l’Agence française pour la Biodiversité, a débuté lundi en Corse un programme d’expéditions pour inventorier les espèces d’algues et d’invertébrés marins et terrestres de l’île.

Les scientifiques de « La Planète Revisitée », un programme d’exploration de la biodiversité négligée des territoires tropicaux effectif depuis 2005, ont débuté lundi le volet marin de cette exploration corse qui doit se dérouler jusqu’au 26 mai dans le Parc naturel marin du cap Corse et de l’Agriate afin d’inventorier algues et invertébrés marins, précise le Museum dans un communiqué. Puis du 22 juin au 7 juillet 2019, c’est au coeur des massifs forestiers de l’Alta Rocca (Corse-du-Sud) et de Tartagine (Haute-Corse) que seront inventoriés les insectes et mollusques terrestres, ajoute le musée qui souligne la « diversité de paysages terrestres et marins remarquables de la Corse où de 5 à 20 nouvelles espèces sont identifiées chaque année. Cet inventaire de biodiversité sera une référence, non seulement pour la Corse et le continent, mais aussi pour les grandes îles de Méditerranée, assure le MNHN, indiquant qu’il viendra compléter les données scientifiques collectées, jour après jour, par les acteurs de la conservation de la nature et du développement durable de l’Île. Les mollusques, crustacés et algues constituent la cible principale de l’échantillonnage marin. L’inventaire terrestre, qui correspond à la volonté de la Collectivité de Corse de faire de la Corse une île de référence pour son patrimoine forestier », vise à compléter la connaissance des groupes d’organismes peu connus, notamment parmi les insectes, à savoir les diptères (mouches, moustiques, taons…), hyménoptères (abeilles, guêpes, fourmis…), coléoptères (scarabées, coccinelles, charançons…) ainsi que les neuroptères (chrysopes), dermaptères (perceoreilles) et hétéroptères (punaises). D’autres invertébrés tels que les mollusques terrestres (escargots), arachnides, collemboles et myriapodes sont également objets de l’étude, selon le Muséum.

Le projet, prévu pour trois ans jusqu’en 2021, se poursuivra après la phase de terrain « pendant de nombreuses années au travers d’ateliers d’identification, d’analyses écologiques et par l’alimentation de bases de données », souligne le MNHN. Créé en 2016, le Parc naturel marin du cap Corse et de l’Agriate est, avec ses 6.830 km³, le plus vaste parc naturel marin de France métropolitaine.