🆓 Des ONG demandent au Pacte vert de faire plus cas des abeilles (1 mn 30)

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Un collectif de 87 ONG a écrit une lettre à la Commission Européenne pour demander l’inclusion au Pacte vert de mesures réduisant drastiquement les pesticides, notamment pour sauver les pollinisateurs.

Le 31 mars dernier, 87 ONG, dont les associations Pollinis et France Nature Environnement (FNE) ont adressé une lettre au vice-président exécutif de la Commission européenne, Frans Timmermans, plaidant pour une sortie des pesticides dans le cadre du Pacte vert de l’Union Européenne, dont la consultation publique s’est ouverte simultanément et jusqu’au 23 juin.

« Il est enfin largement admis que notre modèle de production alimentaire est l’un des principaux facteurs » du déclin des pollinisateurs, et plus globalement de l’effondrement écologique actuel, « en grande partie à cause de l’utilisation massive des pesticides dont il est dépendant« , écrivent les associations.

Se faisant les porte-parole de l’initiative citoyenne « Sauvons les abeilles et les agriculteurs« , soutenue depuis septembre 2019 par 250 000 citoyens à travers l’Europe, les 87 ONG demandent souhaitent une agriculture qui travaille « avec la nature plutôt que contre elle : cette alternative a été développée par l’agriculture biologique ainsi que par de nombreux autres agriculteurs, sur la base de principes agroécologiques. »

Présenté en décembre 2019 par la Commission Européenne, le Pacte vert devrait ainsi, selon les mots des ONG signataires, se fixer un objectif de réduction de l’utilisation des pesticides « de 80 % d’ici 2030 et la supprimer progressivement d’ici 2035« , « fixer des objectifs ambitieux pour restaurer la biodiversité, en particulier dans les zones agricoles » et « soutenir les agriculteurs dans la transition vers une agriculture respectueuse de la nature. » Les propositions de la nouvelle Politique Agricole Commune (PAC) doivent être fortement améliorées « pour soutenir les agriculteurs financièrement et techniquement en donnant la priorité à une agriculture à petite échelle, diversifiée et durable, fondée sur l’agroécologie« , concluent-ils.

La lettre

La consultation publique