Greenpeace contre les biscuits Oreo : ni tout noir, ni tout blanc… (1 mn 30)

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Ces derniers mois, Greenpeace a fait campagne contre les biscuits Oreo et leur fabricant Mondelez qui utilise une huile de palme liée à la déforestation. A la suite de cette campagne, le plus grand négociant d’huile de palme au monde a dévoilé en décembre un plan d’action détaillé pour lutter contre la déforestation liée à l’huile de palme, que Greenpeace juge « encourageant ».

Mondelez, fabricants des biscuits Oreo, achète une grande partie de son huile de palme à Wilmar – plus gros négociant en huile de palme au monde,incapable de faire la démonstration que son huile n’est pas issue de la déforestation.

Les militants de Greenpeace ont donc pointé Wilmar du doigt et démontré que l’entreprise inonde le marché d’huile de palme contaminée par la déforestation. Cette huile de palme est achetée par des géants de l’agroalimentaire et des cosmétiques comme Mondelez, Nestlé ou Palmolive et se retrouve dans les produits de nos supermarchés.

Des dizaines de fresques et de collages sont apparus dans 20 grandes villes du monde entier, des activistes ont occupé une raffinerie d’huile de palme appartenant à Wilmar. D’autres ont abordé par deux fois un navire cargo transportant de l’huile de palme de Wilmar. Puis ils ont ciblé l’un des plus gros clients de Wilmar : le géant de l’agroalimentaire Mondelez, qui fabrique notamment les biscuits Oreo. 120 groupes de bénévoles se sont mobilisés sur le terrain, une usine de Mondelez a été bloquée en Italie et Greenpeace a rendu visite aux quartiers généraux de l’entreprise en Allemagne, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Ils ont demandé à Mondelez de rompre ses liens commerciaux avec Wilmar. Mondelez et d’autres grandes marques ont ensuite mis Wilmar sous pression, conduisant ce dernier à publier un plan d’action détaillé visant à :

  1. Cartographier tous ses fournisseurs d’huile de palme
  2. Surveiller les plantations de ses  fournisseurs par satellite
  3. Suspendre immédiatement  tout fournisseur pris en flagrant délit de destruction de forêts

« S’il est correctement mis en œuvre, estime Greenpeace, ce plan constituera une avancée majeure dans la lutte contre la déforestation car les producteurs d’huile de palme ne pourront plus cacher la déforestation dont ils sont responsables. En effet, Wilmar concentre plus de 40% du commerce mondial de cette matière première, et ces changements auraient donc un impact majeur sur le reste de l’industrie de l’huile de palme ».

L’annonce de Wilmar aurait d’ores et déjà mis le reste du secteur sous pression, notamment d’autres grands négociants comme Golden Agri Resources et Musim Mas qui se fournissent eux aussi auprès de destructeurs de forêts.