Le prix du roman d’écologie 2020 décerné à Vincent Villeminot pour « Nous sommes l’étincelle »

©J. N. Squire / CC BY-SA

⏱ Lecture 2 mn.

Le Prix du Roman d’Écologie 2020, doté de 3000 euros, a été décerné à Vincent Villeminot pour “Nous sommes l’étincelle” aux éditions Pocket jeunesse.

2025 : une partie de la jeunesse décide de partir vivre en forêt, dans des villages autonomes. Leurs seules politiques : l’amitié et la liberté.

2061 : Dan, Montana et Judith vivent dans une cabane avec leurs parents. Ils chassent, pêchent et explorent les ruines alentours. Mais un jour, les enfants sont enlevés par d’inquiétants braconniers. Quand leurs parents décident de partir à leur recherche, c’est le passé, le présent et le futur de ce monde qui se racontent et s’affrontent.

Récit d’anticipation, utopie et dystopie tout à la fois, saga qui court sur près d’un demi siècle et trois générations, Nous sommes l’étincelle parle d’aujourd’hui. Loin de s’adresser à un public – celui des adolescents – ce roman interpelle toutes les générations et nous fait entrevoir l’ensemble des facettes de l’écologie. Il illustre la manière dont elle appelle un nouveau contrat social où chacun prenne sa place, êtres humains et non humains, jeunes et adultes, dans un espace et une temporalité renouvelés par la relation à la nature.

Diplômé de Sciences Po et du Centre de formation des journalistes (CFJ), Vincent Villeminot a collaboré à plusieurs publications, dont le journal d’insertion La Rue. Il est désormais auteur à temps plein, pour les adultes comme les plus jeunes. Il compte à son actif une trentaine d’ouvrages pour les enfants, et explore aujourd’hui dans ses romans pour les adolescents plusieurs facettes du fantastique et de l’anticipation.

L’association du Prix du roman d’écologie est présidée par Lucile Schmid. Sont membres fondateurs Dalibor Frioux écrivain, Alexis Jenni, les romancières Alice Ferney et Laure Limongi, et Rémi Baille fondateur de la revue littéraire l’Allume-feu.

Cette édition 2020 du Prix du roman d’écologie s’enrichit, à compter de l’automne 2020, d’un cycle annuel organisé avec la Bibliothèque nationale de France (BNF), intitulé « Littérature et écologie ». Il comprendra six séances thématiques. Au fil des tables-rondes, auteurs, plasticiens, universitaires, philosophes, politiques et experts sont invités à partager leurs réflexions et leurs convictions sur des thèmes aussi variés que le dialogue entre écologie et création artistique, la sauvagerie, la question de l’eau, la fin du monde, la littérature engagée ou encore la présence de la nature dans l’oeuvre des grands écrivains.

Les prochains rendez-vous :

  • Jeudi 19 novembre 2020 : Présence animale, la sauvagerie, le Wild (en partenariat avec le Musée de la Chasse et de la Nature, Paris)
    La figure animale omniprésente ne se réduit pas à une signification. Elle signale la sauvagerie, rappelle la toute-puissance humaine et ses errements, les souffrances qu’elle recèle, nous entraîne vers la métamorphose, nous montre la beauté du monde.
    Petit auditorium – 18h30 à 20h00
    Jeudi 17 décembre 2020 : L’eau qui relie les mondes
  • Le roman écologique est aussi un roman familial. La littérature permet d’imbriquer le destin de la nature, celui des générations et la vie de chacun. L’intime côtoie le plus grand, les paysages sont aussi intérieurs.
    Petit auditorium – 18h30 à 20h00
    Jeudi 4 février 2021 : La fin du monde est-elle proche ? Autour des sciences-fictions
  • Catastrophes, machines folles, déflagrations nucléaires, survies et guerres, robots, la science-fiction décrit depuis toujours les risques de destructions de l’humanité sur la planète. Comment actualisons-nous aujourd’hui ces enjeux à l’ère de « l’effondrement » ?
    Petit auditorium – 18h30 à 20h00

Entrée libre – réservation recommandée via l’application Affluences ou sur affluences.com (rubrique Bibliothèques)